Représentant le Président de la République Félix Tshisekedi absent pour la première fois depuis son accession au pouvoir en 2019 à l’ Assemblée Générale des Nations Unies, la Première Ministre Congolaise, Judith Suminwa Tuluka a livré un discours qui tranche avec les habitudes diplomatiques assourdies de l’exercice.
Au cours de ce plaidoyer, la cheffe du gouvernement a placé les ressources naturelles du pays au cœur pour la souveraineté économique.
Le message est clair : la RDC, premier pays producteur mondial de cobalt et acteur majeur du lithium, du tantale et de l’uranium, refuse désormais de n’être qu’un réservoir de matières premières pour les chaînes de valeur étrangères. Judith SUMINWA a placé la question des ressources stratégiques au cœur des enjeux de paix, de développement et de sécurité internationale, dans un contexte de profonds bouleversements géopolitiques.
Cependant, Ce virage rhétorique ne sort pas de nulle part. Il s’inscrit dans la continuité de l’accord de partenariat stratégique signé la RDC et les États-Unis à Washington depuis 2025, lequel la RDC avait déjà proposé une liste non exhaustive de sites miniers en échange d’un appui sécuritaire et économique américain.
À New York, il ne s’agissait pas seulement de vendre du minerais, mais de vendre une vision, celle d’une RDC qui transforme sur place, qui capte davantage de valeur ajoutée, et qui négocie d’égal à égal avec les grandes puissances industrielles. Tout, alimenté par cette participation féminine congolaise à l’ONU.