« Il n’est pas question de choisir entre ces deux urgences », a signifié en substance James Swan, rappelant que la protection des civils et la sauvegarde de la santé publique constituent deux piliers indissociables de la stabilité régionale.

Par horizon plus 243.info
En déplacement ce jeudi 24 septembre 2026 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la MONUSCO, James Swan, a réaffirmé avec fermeté la détermination de la mission onusienne à mener de front la lutte contre l’insécurité armée et le combat contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola.
À la suite d’une séance de travail cruciale tenue avec l’exécutif provincial, le patron de la MONUSCO a tenu à fixer le cap : pour les Nations unies, il n’est aucunement question de sacrifier une priorité au profit d’une autre.
Face à la persistance des exactions commises par les groupes armés et aux menaces sanitaires qui pèsent sur les populations, la réponse onusienne se veut globale et intransigeante.
« Il n’est pas question de choisir entre ces deux urgences », a signifié en substance James Swan, rappelant que la protection des civils et la sauvegarde de la santé publique constituent deux piliers indissociables de la stabilité régionale.
Si la conduite stratégique et technique de la riposte contre Ebola demeure sous le pilotage direct du gouvernement congolais et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le rôle de la MONUSCO s’avère déterminant sur le terrain.
La mission apporte un appui logistique lourd, incluant le transport aérien et terrestre du personnel médical, l’acheminement des intrants sanitaires et le déploiement d’infrastructures de sécurisation.
Ce soutien opérationnel garantit un accès sécurisé aux équipes humanitaires et aux soignants, souvent contraints d’intervenir dans des zones enclavées ou sous haute tension sécuritaire.
Pour surmonter ces crises imbriquées, James Swan a lancé un appel vibrant à une synergie renforcée entre l’ensemble des acteurs. Le chef de la MONUSCO insiste sur la nécessité d’une coordination étroite reliant les Forces armées de la RDC (FARDC) pour le maintien de la pression sécuritaire, les autorités provinciales et locales pour le pilotage institutionnel, les partenaires humanitaires et sanitaires pour le déploiement des secours, ainsi que les communautés locales, pierre angulaire de la sensibilisation et du succès de la riposte.
En réaffirmant sa présence aux côtés des habitants de l’Ituri, la MONUSCO entend prouver que la quête de la paix et la réponse aux urgences humanitaires doivent avancer d’un même pas.
Rédaction horizon plus 243.info.


